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Distribution du diamant Les centres de taille

  Le Tri
5.000 catégories différentes de toutes provenances.
  La masse
En dehors des pierres importantes, + de 14,8 carats, une quinzaine de groupes est constituée.
   La forme
5 groupes principaux :
• Octaèdres bien formés ou Stones ou Sawables
• Les monocristaux aplatis ou flats ou makables
• Les monocristaux ayant subi un clivage naturel
• Les cristaux maclés constitués de deux individus
• Les cristaux dits industriels
.
  La couleur
Neuf couleurs principales sont distinguées dans la série des pierres incolores. Les couleurs fantaisie (brun, jaune, vert) font l’objet de six catégories supplémentaires. La propreté Huit groupes principaux sont établis en fonction de ce que le cristal devrait donner une fois taillé depuis la gemme pure jusqu’à la gemme comportant des inclusions nettement visibles.
  Les vues
Les diamants sont classés, sont les désirs exprimés par les acheteurs agréés selon leur honorabilité, possibilités financières et techniques. La préparation d’une VUE est une opération complexe qui se reproduit toutes les cinq semaines. La VUE principale à lieu à LONDRES, une autre à LUCERNE (pierres de moins de 1 carat) une autre à KIMBERLEY.

 

Le principal centre européen est actuellement ANVERS, puis AMSTERDAM, souvenir de la splendeur du début du XXème siècle, PARIS où quelques
artisans font
surtout de la retaille, et IDAR-OBERSTEIN (PALATINAT). NEW-YORK s’est développée à l’occasion de l’émigration des diamantaires belges provoquée par la seconde guerre mondiale. C’est une place importante où sont surtout travaillés les gros diamants. RAMAT-GAN (TEL AVIV) s’est développée avec l’état d’ISRAEL. Dès 1975 la taille israélienne est devenue comparable à celle d’ANVERS, SURAT près de BOMBAY en INDE est devenu également depuis 1955 un grand centre de taille.
La Briolette des Indes
Ce diamant de 90.38 carats emprunte son nom à la façon dont il est taillé. La tradition veut qu’il ait appartenu à Aliénor d’Aquitaine qui l’aurait reçu, à l’époque de la seconde Croisade (1146-1149), de son époux Louis VII, roi de France. Si cette histoire est vraie, c’est le plus ancien diamant dont il ait été fait mention, plus vieux même que le Koh-i-Noor. On dit aussi que Richard Cœur de Lion, fils d’Aliénor, l’emporta avec lui quand il partit pour la troisième croisade ; fait prisonnier par Henri IV d’Autriche, il s’en servit probablement en guise de rançon. On retrouve la trace de ce diamant quelques siècles plus tard sur un portrait de Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II. Il semble bien que le bijou ait appartenu au roi sans qu’on puisse savoir d’où il le tenait. Ce diamant disparut ensuite pendant quatre cents ans jusqu’au moment où, en 1950, un maharaja hindou le vendit à Harry Winston, bijoutier new-yorkais. Depuis lors, il a été vendu deux fois et se trouve actuellement dans une collection privée. Il est surprenant que le plus vieux diamant connu ait appartenu à deux femmes célèbres l’une pour avoir encouragé l’amour courtois et la poésie des troubadours, l’autre pour avoir laissé une réputation de beauté et de jeunesse éternelle.

 

Le Spoonmaker

Ce diamant en forme de poire, pesant 85,8 carats, est exposé au Musée Topkapi à Istanbul. La légende veut qu’il ait été trouvé dans un tas de déchets par un pêcheur turc, qui le vendit à un dinandier en échange de trois cuillers. Il est possible que ce diamant soit le Turquie II, mentionné pour la dernière fois en 1882, comme faisant partie des joyaux de la Couronne de l’Empire ottoman. Mais il existe d’autres versions apparemment aussi plausibles les unes que les autres. Ainsi, au Musée Topkapi, on lit dans l’inventaire que le Spoonmaker est le Pigott, rapporté des Indes par un officier français qui l’aurait possédé pendant quelque temps. En 1818, le Pigott est en possession d’Ali Pacha, alors gouverneur d’Albanie. Cet Ali Pacha était un tyran ambitieux ; il devint si puissant qu’en 1822, son maître le sultan envoya un émissaire pour le ramener en Turquie. Une lutte s’engagea, au cours de laquelle Ali Pacha fut mortellement blessé. On lui octroya le privilège de mourir dans sa propre salle du trône ; peu avant, il ordonna de faire disparaître ce qu’il avait de plus précieux, c’est-à-dire sa femme et son diamant. Il ne fut pas obéi : le Pigott ne fut pas réduit en poudre et sa femme vécut encore longtemps. De nombreux experts ont combattu la version selon laquelle le Spoonmaker et le Pigott seraient le même diamant malgré la mention de l’inventaire du Topkapi.